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dimanche 7 août 2011

Voile: une valeur canadienne

Tiré de la chronique de Richard Martineau du Journal de Montréal du 6 août 2011. Pas toujours d'accord avec ses propos mais cette fois, selon mes propres perceptions, il sonne les bonnes cloches. 

Avant-hier, quand le Journal a annoncé que Parcs Canada s’apprêtait à fournir à ses milliers d’employés des uniformes officiels leur permettant de porter le voile islamique ou le turban sikh, un confrère de travail s’est tourné vers moi et m’a dit : « C’est du bonbon pour toi, ça ! Tu vas certainement péter un plomb et écrire une chronique dénonçant cette décision ! »

UNE VALEUR CANADIENNE
Eh bien, non, cher ami, vous me connaissez mal. Pour tout vous dire, je suis plutôt content de cette décision. Elle a le mérite de mettre les choses au clair : au Canada, c’est comme ça que ça se passe.

Le multiculturalisme est LA politique officielle du pays. Comme l’a dit très candidement Natalie Fay, la porteparole de Parcs Canada : « Cette vision tient compte des valeurs des Canadiens. »

Vous voulez rester au Canada ? La souveraineté ne vous intéresse pas ? Eh bien, assumez-en les conséquences. Vous ne pouvez pas d’un côté, chialer contre les politiques et les valeurs canadiennes, et de l’autre, continuer à appuyer le fédéralisme.

Arrêtez d’agir comme des enfants gâtés.

Quand vous dites OUI au Canada, vous dites OUI au multiculturalisme… That’s it, that’s all. « Comme on fait son lit, on se couche », dit le proverbe…

UN ÉCHEC TOTAL
Le multiculturalisme est critiqué partout en Europe. En Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas… « L’approche multiculturelle (selon laquelle nous vivons côte à côte et nous nous en réjouissons) a échoué, totalement échoué, a lancé la chancelière allemande Angela Merkel en octobre 2010. Les immigrants doivent s’intégrer et adopter les valeurs allemandes. Les pays qui accueillent des immigrants sont en droit d’avoir des exigences envers eux… » Même remise en question en Angleterre :

« Nous devons être sûrs que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise, a dit Ruth Kelly, secrétaire aux Communautés.

Il est nécessaire de reconstruire des valeurs communes… » Mais ici, au Canada, on continue de croire les yeux fermés aux valeurs rédemptrices du multiculturalisme. « Permettez-leur de porter un voile et ils vont mieux s’intégrer… » Pas sûr…

UNE FORÊT D’ICEBERGS
Le Québec penche en faveur de la laïcité. Le Canada favorise le multicultu-
ralisme. Ces deux visions situées à l’opposé l’une de l’autre sont irrécon-
ciliables.

Comme l’a dit l’essayiste française Caroline Fourest, qui s’est intéressée de près à la « crise » des accommodements : « C’est comme si vous étiez à bord d’un paquebot et que vous vouliez contourner un iceberg.

Le Québec veut le contourner en empruntant la voie de la laïcité, alors que le Canada veut le contourner en empruntant la voie du multiculturalisme.
Le hic est que le chemin privilégié par le Canada mène tout droit à une forêt d’icebergs… » Vous n’aimez pas ça ? Changez de bateau. Sinon, fermez votre gueule et continuez de jouer du violon sur le pont du Titanic…

À VOUS DE CHOISIR
Comme je l’ai déjà écrit : le Canada veut que le pays se mette au diapason de ses minorités. Le Québec veut que les minorités se mettent au diapason du pays. C’est ça, la réalité.

À vous de choisir l’option que vous préférez…

mercredi 1 octobre 2008

La pertinence du Bloc québécois


Paul Piché, Auteur-compositeur
Réjean Bergeron, Philosophe

Édition du lundi 22 septembre 2008

Ceux qui, à chaque élection, remettent en question la pertinence du Bloc québécois font preuve de suffisance et d'un certain mépris à l'endroit de tous les Québécois qui, d'élection en élection et de manière parfaitement démocratique, élisent depuis 18 ans ce parti souverainiste à Ottawa. Comme si les Québécois avaient voté sur un coup de tête dans le passé et qu'ils n'avaient de cesse de répéter leur erreur. Nous voulons répondre ici à ceux qui oublient.

Le Bloc, faut-il le rappeler, est porteur d'une blessure, d'une cicatrice infligée par l'histoire, par les fédéralistes, celle du rapatriement de 1982 et de l'échec de l'Accord du lac Meech. Ainsi, le Bloc, contrairement à ce que l'on dit, n'est pas uniquement là pour défendre les intérêts des Québécois, mais aussi pour marquer la présence d'une proportion importante de Québécois qui ne se reconnaissent plus dans le Canada, qui veulent en sortir et qui se souviennent... La présence du Bloc n'est donc pas un accident de parcours, encore moins un caprice, mais le résultat d'un long processus historique, de notre histoire que l'on est porté à oublier.

Un handicap pour la fédération

Les fédéralistes, eux, sont particulièrement enclins à oublier, parce que si le rejet de la spécificité québécoise demeure une blessure pour les Québécois, il est un handicap important pour les fédéralistes qui ne tentent même plus de justifier notre maintien dans une fédération qui n'a jamais voulu sérieusement nous reconnaître.

Plus un politicien, plus un chroniqueur ne nous vante les mérites de cette fédération, leur argumentaire se limitant souvent au fait que les Québécois ne veulent pas de référendum. On décortique des sondages, on analyse le manque de ferveur et, si la cause souverainiste connaît un regain, on en relativise la portée. Mais de véritables défenseurs du Canada, il n'y en a plus. L'inutilité du Bloc, son vieillissement ou l'impossibilité pour lui de prendre un jour le pouvoir sont des éléments de ce pauvre arsenal qui reste aux fédéralistes et qui s'inscrit bien dans cette stratégie d'évitement des vrais enjeux.

Un rôle à jouer

Le Canada aurait-il répondu aux attentes traditionnelles du Québec sans que l'on s'en rende compte? La Constitution aurait-elle été signée en catimini par l'Assemblée nationale, y aurait-on enchâssé les concepts de société distincte ou encore de nation québécoise comme par magie? Non! D'où la présence et la pertinence du Bloc à Ottawa.

Mais en attendant, même s'il ne sera jamais au pouvoir, cela ne veut pas dire que le Bloc n'a pas un rôle à jouer à Ottawa. Car si le Bloc n'avait pas été là au cours des dernières années, qui aurait exprimé cette fracture, qui aurait véhiculé et fait entendre les valeurs des Québécois, leurs aspirations fondamentales sur la scène fédérale?

En agissant pour Kyoto, le déséquilibre fiscal, le registre des armes à feu, la guerre en Irak et en Afghanistan et en poursuivant son travail aujourd'hui au sujet de l'application de la loi 101 dans les institutions fédérales au Québec, de la censure au cinéma et des compressions dans le secteur culturel, le Bloc est le seul réel représentant, non seulement des valeurs québécoises mais aussi des divers consensus qui se dégagent à l'Assemblée nationale du Québec. Par essence, les autres partis fédéralistes sont inaptes à jouer un tel rôle. D'ailleurs, ils n'ont aucune crédibilité lorsqu'ils tentent de le faire.

Impertinent?

Aux yeux des fédéralistes québécois, le Bloc est un impertinent simplement parce qu'il les oblige à aller, sinon au bout de leur logique, au moins au bout de leurs revendications. Aujourd'hui, le premier ministre du Québec Jean Charest nous ramène le hochet de la souveraineté culturelle. Croit-il vraiment que cette revendication pourrait faire son chemin à Ottawa sans le Bloc? Ce sont d'ailleurs eux qui permettent au Bloc de courtiser le vote fédéraliste puisque aucun autre parti sur la scène fédérale ne voudra défendre le dossier de la souveraineté culturelle même s'il est porté par le premier ministre du Québec en personne.

Au début de la campagne électorale, le chef de l'ADQ, Mario Dumont, faisait de la reconnaissance de la nation québécoise dans la Constitution du Canada une priorité. Gilles Duceppe, le prenant au pied de la lettre, et appuyé par Pauline Marois et le PQ dans sa démarche, l'a aussitôt mis au défi de déposer une motion à l'Assemblée nationale, promettant que si la motion était adoptée, il se ferait un devoir de la faire suivre à Stephen Harper à la Chambre des communes afin que les belles paroles de ce dernier sur la reconnaissance de la nation québécoise aillent au-delà du symbole. Oups! Tout à coup, Dumont déclare que ce dossier n'est plus prioritaire pour lui...

Expression de la nation

Ainsi, le Bloc québécois a comme fonction de faire tomber les masques, d'immuniser les Québécois contre le chant des sirènes au service d'Ottawa qui depuis toujours tentent de berner la population.

Mais n'oublions pas, avant tout, que le Bloc québécois est la seule expression politique de ce que nous avons nommé la «nation québécoise». Si cette nation existe, il est tout à fait légitime qu'elle ait une voix dans un Parlement à qui elle laisse, pour l'instant, le soin de gérer une bonne partie de son avoir, tout en caressant le rêve, un jour, d'en assumer seule la gouvernance. Quant à nous, nous voterons pour le Bloc québécois le 14 octobre.

samedi 27 janvier 2007

Le Rêve Québécois

Globalement, le Canada dans sa forme actuel est dans une impasse. Il n'y a pas de parti capable de représenter le pays d'un bout à l'autre, et la question constitutionnel n'a toujours pas été réglée et ce, malgré 22 ans de débats depuis son rapatriement. S'il en serait que de moi, le parti qui aurait la solution à cette impasse, serait un parti séparatiste ayant pour plateforme de disoudre le Canada en 5 États souverains vivant au sein d'une confédération de type européene comme le veux Bernard Landry. Dans la perspective où le Québec et le reste du Canada formerait deux États où le poid économique et démographique serait incomparable, nous ne pourrions tenir cette option comme réalisable, mais s'il y avait 5 États ayant plein pouvoir de leurs juridictions, de leurs valeurs, de leur reconnaissance internationale, et ce en mettant en commun certaines compétences tel la santé et le transport (comme en Europe), noous pourrions régler du même coup les deux problèmes auxquels est confronté le Canada.
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Les 5 États étant: l'Atlantique, le Québec, l'Ontario, les Prairies et la colombie Britanique. Après tout, n'est-ce pas la subdivision des cinq grands champs économiques du Pays ? Pour ce qui est des territoires nordiques, nous pourrions régler la question autochtone une bonne fois pour toute en leur rélégant leurs terres, tout en conservant certaines parties qui serait partagées par l'ensemble complet de la nouvelle Confédération Canadienne.
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Ce qui étonne encore à ce jour, c'est que le Québec ne sois toujours pas souverain.
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Luc Roussel - Longueuil 27 Mai 2004