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mercredi 25 juillet 2012

Les souverainistes sont-ils racistes?

Tiré de l'article de Mathieu Bock-Coté  Journal de Montréal, Publié le: mardi 24 juillet 2012


Il devait en être candidat, mais Kamal G. Lufti s’est fait foutre à la porte de la CAQ. Il avait accusé sur Twitter les souverainistes de racisme. En fait, il accumulait les sottises avec autant de zèle que les fautes d’orthographe. François Legault a bien fait de se débarrasser de cet encombrant personnage. 

Convenons d’une chose : Kamal G. Lufti n’était pas un prix Nobel. Il a plutôt le profil du comiquement célèbre monsieur Pignon, celui qu’on invite à diner. On le fait parler pour faire rire les convives. Il ne déçoit jamais. Oui, comme dans le film auquel vous pensez.


ACCUSATIONS RÉVÉLATRICES

Pourtant, les accusations de Kamal G. Lufti sont révélatrices. Il veut dire du mal des souverainistes ? Il les accuse de racisme. Autrement dit, d’avoir la peste idéologique. De puer l’intolérance. De sentir la haine. « Raciste », c’est l’insulte de notre époque.
Mais il n’y a rien de plus galvaudé que le terme racisme. On l’utilise à tort et à travers. Sans savoir ce qu’il veut dire. Sans savoir à quoi il réfère. Sans savoir à quelle histoire horrible on rattache celui qui s’en fait accuser.

En quoi les souverainistes sont-ils racistes ? Kamal G. Lufti a sa réponse. Les souverainistes seraient racistes parce qu’ils s’opposent au multiculturalisme. Ah bon ? Multiculturaliste ou raciste, c’est ça l’alternative ? Merci de la nouvelle, bonhomme. Trudeau serait content.
Le multiculturalisme est une idéologie : elle repose sur l’inversion du devoir d’intégration. Auparavant, l’immigrant devait s’intégrer à la société d’accueil. En prendre le pli identitaire et culturel. Apprendre à dire « Nous » avec la majorité. On s’intégrait en s’appropriant une culture nationale.

Aujourd’hui, demander cela, c’est courir après les insultes. La société d’accueil doit plutôt multiplier les accommodements raisonnables. Renoncer à mettre de l’avant son identité. Partout en Occident, cette idéologie est en crise. Pourtant, pour Lufti, s’y opposer, c’est du racisme.

Accuser quelqu’un de racisme, c’est l’expulser du débat public. C’est le marquer du stigmate de l’intolérance. Un raciste, on ne lui parle pas, on le censure ou on le soigne. Mais on ne lui donne pas le droit de fonder un pays. L’accusation de racisme censure la critique du multiculturalisme.

Je l’ai dit, le mot raciste est galvaudé. Il suffit de plaider pour une réduction raisonnable des seuils d’immigration pour être accusé de racisme. Il suffit de rappeler qu’un peuple a son histoire et sa culture et que les immigrants doivent s’y intégrer pour recevoir la même accusation.
 

DÉSAGRÉABLE VÉRITÉ
 

Il suffit de plaider pour une limitation des accommodements « raisonnables » pour se faire accuser de racisme. Vous refusez d’accommoder les islamistes ? Raciste ! Vous refusez de changer le sapin de Noël en arbre des festivités ? Raciste ! Vous critiquez la discrimination positive ? Raciste !

En fait, l’accusation de monsieur Lufti nous rappelle une désagréable vérité. Pour certaines personnes, c’est le simple fait de s’affirmer comme peuple qui est du racisme. C’est le simple fait de dire son nom sans s’excuser qui mérite l’injure.

Pour certaines personnes, l’identité québécoise sera toujours de trop. Le Québec sera toujours de trop. Pardonnez-nous, messieurs les censeurs et autres twitteurs d’insultes, mais nous n’avons pas de permission à vous demander. Surtout pas celle d’exister.

dimanche 7 août 2011

Voile: une valeur canadienne

Tiré de la chronique de Richard Martineau du Journal de Montréal du 6 août 2011. Pas toujours d'accord avec ses propos mais cette fois, selon mes propres perceptions, il sonne les bonnes cloches. 

Avant-hier, quand le Journal a annoncé que Parcs Canada s’apprêtait à fournir à ses milliers d’employés des uniformes officiels leur permettant de porter le voile islamique ou le turban sikh, un confrère de travail s’est tourné vers moi et m’a dit : « C’est du bonbon pour toi, ça ! Tu vas certainement péter un plomb et écrire une chronique dénonçant cette décision ! »

UNE VALEUR CANADIENNE
Eh bien, non, cher ami, vous me connaissez mal. Pour tout vous dire, je suis plutôt content de cette décision. Elle a le mérite de mettre les choses au clair : au Canada, c’est comme ça que ça se passe.

Le multiculturalisme est LA politique officielle du pays. Comme l’a dit très candidement Natalie Fay, la porteparole de Parcs Canada : « Cette vision tient compte des valeurs des Canadiens. »

Vous voulez rester au Canada ? La souveraineté ne vous intéresse pas ? Eh bien, assumez-en les conséquences. Vous ne pouvez pas d’un côté, chialer contre les politiques et les valeurs canadiennes, et de l’autre, continuer à appuyer le fédéralisme.

Arrêtez d’agir comme des enfants gâtés.

Quand vous dites OUI au Canada, vous dites OUI au multiculturalisme… That’s it, that’s all. « Comme on fait son lit, on se couche », dit le proverbe…

UN ÉCHEC TOTAL
Le multiculturalisme est critiqué partout en Europe. En Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas… « L’approche multiculturelle (selon laquelle nous vivons côte à côte et nous nous en réjouissons) a échoué, totalement échoué, a lancé la chancelière allemande Angela Merkel en octobre 2010. Les immigrants doivent s’intégrer et adopter les valeurs allemandes. Les pays qui accueillent des immigrants sont en droit d’avoir des exigences envers eux… » Même remise en question en Angleterre :

« Nous devons être sûrs que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise, a dit Ruth Kelly, secrétaire aux Communautés.

Il est nécessaire de reconstruire des valeurs communes… » Mais ici, au Canada, on continue de croire les yeux fermés aux valeurs rédemptrices du multiculturalisme. « Permettez-leur de porter un voile et ils vont mieux s’intégrer… » Pas sûr…

UNE FORÊT D’ICEBERGS
Le Québec penche en faveur de la laïcité. Le Canada favorise le multicultu-
ralisme. Ces deux visions situées à l’opposé l’une de l’autre sont irrécon-
ciliables.

Comme l’a dit l’essayiste française Caroline Fourest, qui s’est intéressée de près à la « crise » des accommodements : « C’est comme si vous étiez à bord d’un paquebot et que vous vouliez contourner un iceberg.

Le Québec veut le contourner en empruntant la voie de la laïcité, alors que le Canada veut le contourner en empruntant la voie du multiculturalisme.
Le hic est que le chemin privilégié par le Canada mène tout droit à une forêt d’icebergs… » Vous n’aimez pas ça ? Changez de bateau. Sinon, fermez votre gueule et continuez de jouer du violon sur le pont du Titanic…

À VOUS DE CHOISIR
Comme je l’ai déjà écrit : le Canada veut que le pays se mette au diapason de ses minorités. Le Québec veut que les minorités se mettent au diapason du pays. C’est ça, la réalité.

À vous de choisir l’option que vous préférez…

mardi 30 janvier 2007

Hérouxville, la suite (par Serge Verdon)

En réponse à Hérouxville, la suite paru sur le blog de Patrick Lagacé le 29 janvier 2007
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Bien malin celui qui aurait pu situer Hérouxville sur la carte du Québec en moins de 30 secondes il n’y a pas plus d’une semaine. À l’heure où on se parle, Oussama Ben Laden, au plus profond de sa grotte quelque part en Afghanistan, prépare probablement un attentat démesuré contre cette municipalité qui a osé s’opposer à la liberté d’expression du musulman québécois. André Drouin se fait frotter les oreilles par Richard Martineau et Paul Arcand ? Et puis après ? Lorsqu’on a Oussama à ses trousses…
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J’observe un débat de société qui ne frôle même pas le débordement et qui honore un peuple par sa faculté d’expression. À première vue, il est clair que le geste de M. Drouin semble déraisonnable, futile et stupide. Mais à un moment où les dirigeants de la province se cachent derrière le politicly correct dans le seul but de ne froisser personne et de maintenir un certain taux de popularité face à l’électorat, il est à se demander si le geste de la municipalité d’Hérouxville n’a pas été fait dans le seul but de choquer, sensibiliser et amener les gens à se questionner d’avantage. Si L’iman Saïd Jaziri réclame la tête du policier chantant strictement pour symboliser l’action et donner une leçon à l’ensemble de la communauté québécoise, Hérouxville a certes le droit de symboliser son geste, d’exprimer une inquiétude bien légitime face à sa lignée presque en voie d’extinction et de vouloir envoyer un message clair et précis aux communautés culturels d’ailleurs. Qu’on t-il fait que la France n’a pas déjà fait ? La situation politique en France permet un avantage que nos dirigeants du Québec ne peuvent même pas envisager. Le Québec se cherche une identité propre. D’un côté le fédéralisme qui a été sauvé par la peau des os justement par le vote ethnique lors du dernier référendum. De l’autre côté, un parti séparatiste qui connaît trop bien l’importance de rallier les immigrants à sa cause. Personne n’ose parler, sauf peut-être Mario Dumont qui ne sait plus trop où se situer au travers notre conjoncture politique. Hérouxville aura fait un pas en avant. Un pas imparfait dans la mesure où certaines clauses semblent exagérées mais tout de même un pas qui les amène à franchir une limite que d’autres n’ose franchir.
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Je suis cuisinier de profession. Quelques semaines avant noël, je me suis vu offrir un travail dans un organisme communautaire qui prépare les repas des enfants à trois différentes écoles du quartier Rosemont/Petite-Patrie en plein cœur de Montréal. Trois cents cinquante repas par jour. Administrée par une personne d’origine marocaine / musulmane, le porc ne figure nulle part sur les menus. On le dit défendu, presque prohibé, non seulement par l’organisation en question mais aussi par l’ensemble de nos institutions d’éducation (CSDM) simplement par respect pour les autres cultures (largement minoritaires) qui rejettent l’animal. Je n’ai pas poussé l’enquête à savoir si oui ou non, la CSDM rejetait le porc dans chacune de ses écoles mais une chose est certaine, là ou je travaillais, le porc ne pouvait être considéré pour quelques raisons que se soit, ni pour les enfants des écoles, ni pour les employés de la maison, à majorité pro-porc. Vous allez me dire qu’il n’est PAS ici question d’accommodement raisonnable, je vais vous répondre que tout est relatif à votre titre hiérarchique dans l’entreprise pour laquelle vous travaillez. Le Coran dans un futur ministère, est-ce éventuellement possible ?
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La question n’est pas ici de savoir si le porc est sain ou non pour la santé ou de savoir si la bête doit être considérée comme un déchet de la nature, il est question d’accommodements qui transforment les coutumes d’un peuple établi par d’autres de manières irraisonnables. Il est aussi question d’un peuple, dirigé par des politiciens qui marchent sur des œufs, qui a peine à définir où est la véritable ligne entre la tolérance et le respect de sa propre culture, sa propre identité. Je crois que je comprendrais bien rapidement la différence entre les deux si j’avais l’audace d’aller annoncer un jambon à l’érable dans le restaurant d’un pays assujetti par une religion qui condamne le porc.
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Que se soit à Montréal, à Hérouxville ou dans toute autres régions du Québec, je crois qu’il est légitime que le québécois s’exprime face à une situation aussi inquiétante. Fermez les yeux pour les ouvrir une cinquantaine d’années plus tard, c’est peut-être attendre de devenir soi-même une minorité. À une époque où le reste du monde se situe au bout des doigts, les efforts des personnes qui ont jadis trimés dure, envers et contre tous, pour protéger la culture québécoise, doivent être adaptée à la réalité d’aujourd’hui. À l’ère d’Internet, les frontières dépassent largement celles entourant géographiquement le Québec. Les comparaisons nous opposent la plupart du temps à la France en raison de la langue mais qu’en est-il de l’Italie, l’Allemagne et tout ces autres pays entourés par des cultures diamétralement opposés à la leur ? Comment réagissent-ils pour préserver leur identité propre ?
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Il reste toujours la pensée universelle, celle qui prétend que chaque homme et chaque femme est une étoile, que chaque être humain sur terre détient et dispose de la terre sous ses pieds comme il l’entend. Ou bien le québécois s’affirme pour préserver ce qu’il est, pour lui mais aussi pour les générations futures, ou bien il brandi le drapeau blanc et accepte de partager sans retenue. Dans un tel cas, il devra se préparer mentalement, parce que viendra sûrement un temps où on lui fera avaler cette belle vision d’esprit libre. À ce moment là, peut-être aura-t-il à faire comme tout le monde en sortant son tapis et en se courbant pour implorer Allah.
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À lire aussi :
Commentaire de Luc Bertrand sur le Blog de Patrick Lagaçé
Opinion de Nourredine Seddiki apparut dans divers quotidiens de Montréal
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Mon voyage à Hérouxville (1) de Richard Martineau 21 mars 2007
Mon voyage à Hérouxville (2) de Richard Martineau 22 mars 2007
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Hérouxville se dote d'un code de conduite

Le 27 janvier 2007 - 15:13
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Hérouxville se dote d'un code de conduite AgenceNews
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La petite municipalité de Hérouxville, située près de Grand-Mère, en Mauricie, a décidé de s'attaquer aux accommodements raisonnables. Un code de conduite a été adopté jeudi dernier par le maire et les six conseillers. On peut y lire que les hommes et les femmes ont la même valeur. Le code qui a été rédigé par un des conseillers, André Drouin comporte un code de conduite de cinq pages destiné aux immigrants, qui définit les comportements que la municipalité juge acceptables. Le document est appuyé par le maire et l'ensemble du conseil municipal. Les normes de Hérouxville stipulent aux éventuels immigrants que les Québécois ont l'habitude de faire des sapins de Noël, qu'ils se font soigner indifféremment par des hommes ou des femmes, que les viandes de porc et de boeuf se côtoient sur l'étal du boucher et que les garçons et les filles se baignent ensemble dans la même piscine. Le code affirme aussi qu'à Hérouxville, le port du kirpan ne sera pas accepté dans les écoles, ni l'aménagement de locaux de prière. Le document se prononce sur le fait de se voiler le visage. Hérouxville impose comme norme de se montrer à visage découvert en tout temps dans les lieux publics. « La seule exemption possible à cette règle se produit à l'Halloween », nous informe-t-on. Le conseil municipal est bien conscient que le code de conduite dont il est l'instigateur n'a aucune valeur juridique. André Drouin affirme qu'on veut plutôt l'utiliser pour lancer le débat, et pour pouvoir dire noir sur blanc aux immigrants comment ils doivent s'attendre à vivre s'ils choisissent Hérouxville. Jusqu'à maintenant, la municipalité ne compte aucun immigrant parmi ses résidants.

samedi 27 janvier 2007

RÉPONSE À UN IMMIGRANT DU QUÉBEC

Réponse de M. Serge Verdon à M. Vahid Agha suite à un texte paru dans la rubrique Politique Québec-Canada du FORUM politiquebec
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M. Vahid Agha a écrit:
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Comme j’avais promis auparavant, je lance cette rubrique pour discuter avec vous le souverainisme au Québec. Pourtant, j’aimerais souligner le fait que je présenterai mes idées en tant qu’un immigrant qui s’est récemment fixé au Québec. Si vous pensez que je me plains de beaucoup de choses au Québec et que je dois abandonner cette province (comme un raciste parmi vous qui s’appelle Lansquenet a énoncé dans sa réponse à mes questions dans une autre rubrique), vous simplement évitez le problème puisque ce n’est pas la façon les provinces anglophones réagissent à dissentiment. Par conséquence, vous pouvez clairement vous rendre compte de la raison pour laquelle les provinces comme Ontario et Colombie Britannique profitent de la prospérité tandis que la province de Québec n’a jamais pu s’adapter aux nouveautés technologiques et pensées modernes du monde. C’est indéniable que les trucs des anglais durant l’arrivée des français an Amérique du Nord vous ont empêché d’atteindre la stabilité (comme l’époque jusqu’à la révolution tranquille nous le montre). Cependant, on ne peut plus attribuer tous aux anglais depuis que le Canada est devenu un état bilingue sous le leadership de Trudeau. Le Québec en a bénéficié énormément.
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Je voudrais présenter mon analyse d’une perspective économique et sociale. Commençons avec l’économie : Comme vous en êtes au courant, la province du Québec dépend des investissements extérieurs pour améliorer son économie. Une comparaison simple entre la majorité des états américains et canadiens exhibera le fait que le Québec soit économiquement derrière ces états . J’ai toujours été étonné d’entendre les défenseurs de souverainisme dire que des que le Québec devient un état indépendant, il sera une nation qui va prospérer économiquement. Quand je leur pose la question de « sur quoi l’économie québécoise peut s’appuyer » après l’indépendance, tous me disent que « Hey, nous avons de l’Hydro ! ». Oui, c’est vrai, le Québec a de l’Hydro, mais est-ce soi-même suffisant pour apporter la prospérité ? Pour prendre son essor économique, le Québec doit trouver des façons d’être attrayant aux investisseurs. C’exigerait également l’arrivée des immigrants à votre terre pour vous apporter la richesse culturelle ainsi que vous fournir le main d’œuvre dont la province du Québec aurait besoin pour améliorer son économie.
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Vous avez tout le droit de dire que « Hey, nous n’avons pas besoin des immigrants » ou « ces immigrants volent des boulots de nous et ils ne peuvent pas se bien intégrer à notre culture et notre société ». Ce qui je trouve incroyable c’est que dans ce forum, les gens n’ont pas l’air d’avoir de patience d’être critiqué par les immigrants . Ca me fait douter votre compréhension de démocratie. Dans les démocraties, les gens ne sont pas privés de droit de critiquer les choses. En fait, les nouvelles perspectives que les immigrants apporteront à votre terre vous permettront à vous bien développer culturellement et économiquement (ici, le mot vous s’applique au Québécois, pas à l’ensemble du Canada). Ceci dit, je trouve que les provinces comme l’Ontario et la Colombie Britannique ont atteint la prospérité pour avoir créé un milieu magnifique pour les immigrants. Pourrions-nous dire la même chose pour Québec ?
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Pourtant, pourquoi est-ce que les immigrants du Québec qui se sont installés principalement à Montréal n’endossent pas le souverainisme du pays ? Vous pourriez m’accuser jusqu’à l’éternité en me disant que je doit me sentir chanceux pour étant venu ici au lieu de rester dans mon pays natal, mais ça vous fera échapper à la réalité. Pourtant, ce n’est ne pas seulement les immigrants qui se sont rendus compte d’un avenir sombre qui entourera le Québec après son indépendance. Vos propres intellectuels et les gens bien instruits quitte cette province grâce aux problèmes ignobles qu’ils rencontrent dans la mentalité québécoise. Le site web suivant le démontre très clairement :
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Par ailleurs, vous pourriez toujours réagir à la réalité en course d’une façon suivante :
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* Vahid, ça sonne hindou... et les probabilité qu'un hindou écrive en français...
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* Traiter faussement une personne de minable et de raciste ne se fait pas…
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* Va dont vivre en Afghanistan peut-être qu'après tu nous apprécieras…
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* Ha Ha! In your face!...
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* Arrêtez de lui répondre, c'tun troll!!...
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Avec les réactions ci-dessus qui évoquent une immaturité démocratique, je me demands comment vous pourriez établir un état de prospérité même après votre séparation du Canada. Ce qui je trouve tout à fait étrange, c’est que chaque fois que je discute un sujet controversé avec les anglophones du Canada, je peux avoir une discussion plein de maturité ; en d’autres mots, je ne suis pas critiqué pour avoir tenté les critiquer.
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Pour ceux qui se demandent la raison pour laquelle je me suis installé au Québec malgré que j’ais l’air d’être un ardent détracteur de beaucoup de choses dans cette province : J’aime cette province et je crois fortement que cette province possède le potentiel de prospérer dans plusieurs domaines si la mentalité ici change. Je suis fasciné par l’identité bilingue du Canada qui je totalement respecte. Cependant, dans vos luttes interminables de prévenir le choc démographique du Québec (Comme le magasine de L’Actualité l’avait intitulé, Un Québec Léger, Léger), vous devriez changer votre mentalité et vous adapter aux réalités du monde. Pour réussir au marché concurrentiel du l’Amérique du Nord, le Québec doit adopter l’immigration comme un composant incontournable de ses politiques futures.
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Alors tout le monde, n’hésiter pas à vous moquer de moi s’il vous plait. En évitant de voir la réalité, je ne serai pas la personne perdant cette bataille de prospérité…..Je peux toujours retourner en Ontario….
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M. Serge Verdon a écrit:

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J’ai adoré vous lire M. Vahid Agha… Tout d’abord, laissez-moi vous félicité d’avoir émis votre opinion dans un superbe français. J’ignore depuis combien de temps vous habitez le Québec mais laissez-moi vous dire que vous vous exprimez déjà beaucoup mieux qu’un nombre très important d’anglophone qui habitent la province depuis toujours.
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Vous mettez beaucoup d’emphase M. Vahid Agha sur les gens qui se moquent de vous et vous ne devriez pas. Dans toutes les villes, dans toutes les provinces et dans toutes les pays du monde, il y aura toujours quelqu’un pour dénigrer votre opinion, qu’elle soit blanche ou noire. C’est donc très important de se tenir bien droit et surtout, éviter de jouer la carte du petit immigrant minoritaire incompris. Vous êtes d’abord et avant tout un être humain à part entière et votre nouvelle terre s’appelle le Québec. Vous avez droit à vos opinions et personne ici, n’est en droit de vous forcer à suivre une ligne de pensée. Cependant, la liberté d’expression donne à tous le monde le droit de critiquer ou même ridiculiser une opinion. J’avoue que c’est parfois déplaisant mais c’est ainsi. Vous auriez tort je crois de généraliser en pensant que l’opinion de quelques individus reflète l’ensemble de la population du Québec. J’ose espérer que vous habitez la province depuis suffisamment de temps pour être en mesure de comprendre que le Québec est avant tout une merveilleuse terre d’accueils pour tous les gens du monde.
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Il est faux M. Vahid Agha de penser que la seule richesse du Québec se situe au niveau de l’électricité. Les forêts sont omniprésentes ici. Immenses, majestueuses, parsemées de milliers de lacs et de rivières, elles jouent un rôle de premier plan, tant du point de vue économique, social qu'environnemental. L'histoire minière de la province remonte pratiquement à la découverte de l'Amérique du Nord, alors que Jacques Cartier avait cru avoir trouvé des diamants et de l'or à Québec, sur le flanc du cap Diamant. La découverte du premier gisement de plomb, en Abitibi-Témiscamingue, remonte à 1686, Ce même gisement est exploité pour le plomb, le zinc et l'argent dans les années 1890. Plus tard, c’est l’amiante qu’on exploitera dans différents coins du Québec.
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Vous me faites sourire M. Vahid Agha lorsque vous mentionnez, site Internet à l’appui, que nos intellectuels quittent le Québec pour se réfugier ailleurs au Canada, aux États-Unis ou autres continents dans le seul but de fuir une province en déroute. 59 témoignages de personnes qui ont quittés le Québec, 129 de personnes qui voudraient le faire et 22 qui veulent revenir. Un argument un peu faible, vous ne trouvez pas ? Partout dans le monde, les gens quittent leur pays pour différentes raisons. N’en n’êtes vous pas la preuve ?
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Vous êtes important pour moi M. Vahid Agha parce que vous partagez maintenant mon pays natal qu’est le Québec. Je vous demanderais avec toute la gentillesse du monde de laisser les ignorants vous insulter sans broncher et prendre la place qui vous revient dans ce pays qui est maintenant VÔTRE. Je vous demanderais également de chercher à comprendre ce qui pousse tant le Québécois de souche à vouloir prendre les rênes de sa destinée. OUI nous sommes différents du reste du CANADA mais vous seriez dans l’erreur si vous pensiez que c’est la seule raison pour laquelle nous voulons faire du Québec un pays. Nous sommes en mesure de cohabiter avec les gens de tous les pays du monde, Montréal est une des villes les plus cosmopolites et elle le restera. Vous avez parfaitement raison lorsque vous mentionnez que l’immigration apportera une dimension économique et culturelle encore plus riche à notre territoire.
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Nous sommes également en mesure de cohabiter avec le Canada anglais lorsqu’il est seulement question de la langue ou des différences. Cependant, la question de la souveraineté est beaucoup plus importante qu’une simple question de différences. Il faut se demander si les dix provinces du Canada n’aurait pas la capacité de transiger entre elles mais tout en s’autogérant sans passer par un gouvernement central fédéraliste. La superficie du Canada est beaucoup trop grande pour être administré par un gouvernement central unique. Dans tout le monde entier, seul la Russie et les États-Unis d’Amérique ont des territoires aussi vastes à gérer. Si le mot "évolution" indique une transformation graduelle et progressive, où serait le mal de modifier en cours de route la ligne de pensée dictée par les fonfateurs du Canada il y a de celà 500 ans ? Sommes-nous obliger de poursuivre la vision et l'idéal de nos ancêtres ou est-ce que le bien-être de tout les canadiens prime d'abord et avant tout en ce vingt et unième siècle ? Faut-il vous rappeler que la Russie a éclaté, que sa population vit dans la pauvreté et que les américains pataugent dans une corruption irrécupérable ? Les 45 premières minutes du documentaire Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, un américain par surcroît, nous présentent clairement la possibilité que les élections américaines aient été truquées. Si cette possibilité devient réelle, la démocratie n’existe plus. Nous n’avons pas encore atteint le degré de corruption des américains mais les derniers scandales canadiens tentent à démontrer que le problème est bien présent malgré un bassin de population moindre. Surtout, les derniers scandales indiquent qu’autant du côté du gouvernement que du côté de la population, le problème est banalisé. Nous trouvons normal et acceptable la corruption chez les hommes qui dirigent notre peuple. Ça, mon cher monsieur, c’est le début de la fin… Les gens ont peur M. Vahid Agha. La vertu des scénarios catastrophiques, c'est qu'ils sont invérifiables et que, pour les tester, il faudrait procéder au changement. Ils sont efficaces parce qu'ils jouent sur le sentiment d'incertitude et sur la crédibilité de ceux qui les tiennent, soit les économistes et les hommes d'affaires.
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Devons-nous attendre que la détérioration prenne l’ampleur de celle vécue par nos voisins du sud ? Nous ne sommes pas des imbéciles M. Vahid Agha et nous savons très bien que la corruption existera aussi dans un Québec souverain, mais en supprimant un gouvernement, nous augmentons nos chance de diminuer le fléau qui se propage de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique à l’heure actuelle. L’argent que nous déboursons en impôt au fédéral demeurera ici et sera investi ici et nulle part ailleurs. Elle sera aussi manipuler par beaucoup moins de fonctionnaires. Lorsque vous mentionnez que vous prévoyez un avenir sombre pour un Québec indépendant, vous démontrez non seulement un manque de confiance envers l’ensemble du peuple québécois, mais également un manque de confiance envers vous-même et tous les nouveaux québécois d’origines étrangères à venir M. Vahid Agha. Avant d’être Canadien ou Québécois, nous sommes des hommes et des femmes capables de gérer notre propre économie, notre propre destinée. Nous avons besoin de vous M. Vahid Agha, nous avons besoin que vous puissiez penser, ne serait-ce qu’un instant qu'il ne s'agit pas ici d'un rêve réalisable ou non, mais bien de d'une intention par un peuple de se prendre en main grâce à un effort soutenu de tous et chacun. Nous avons besoin que vous remplaciez la peur par des idées constructives qui seront bénéfiques à votre nouveau pays, un Québec libre et fort.
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Serge Verdon (Sept de Montréal)
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POURQUOI LA SOUVERAINETÉ ?
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1. Parce que le Québec a tous les attributs d'un pays
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Sur plus de 200 pays, 18 seulement ont un territoire plus grand que celui du Québec, lequel couvre une superficie de 1,6 million de kilomètres carrés. Le Québec, c'est plus de 3 fois la France et 5 fois le Japon.
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Avec ses 7,4 millions d'habitants, le Québec se compare à des pays comme la Suisse (6,8 millions), la Norvège (4,5 millions), le Danemark (5,1 millions) et la Finlande (5,6 millions). En fait, sa population est supérieure à plus de 120 pays siégeant à l'ONU.
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La taille de l’économie québécoise se compare à celle de plusieurs pays européens, notamment la Finlande, la Norvège, le Danemark, la Suisse, l’Autriche et la Suède. Son produit intérieur brut dépasse les 188 milliards de dollars et son PIB par habitant surpasse de 5% la moyenne de l’OCDE.
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Le Québec est à proximité du plus grand marché mondial : dans un rayon de 1 000 km autour de Montréal, on compte plus de 100 millions de consommateurs.
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2. Pour relever le défi de la mondialisation
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En tant que province, le Québec subit la mondialisation. État souverain, il se donnera la capacité d’agir. C’est ce qu’ont compris des dizaines de nouveaux pays membres de l’Organisation des Nations unies qui, depuis les dix dernières années, s’épanouissent à l’échelle de la planète.
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26 nouveaux pays se sont joints à l’ONU depuis dix ans. Qu’attend le Québec ?
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1992 : Bosnie-Herzégovine, Croatie, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, République de Moldova, Saint-Marin, Slovénie, Tadjikistan, Turkménistan
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1993 : Andorre , Érythrée, Macédoine, République slovaque, République tchèque, Monaco
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1994 : Palaos 1999 : République de Kiribati, République de Nauru, Royaume des Tonga
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2000 : Tuvalu
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2002 : Suisse, Timor Oriental
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2006 : Montenegro
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Liste des 192 États Membres de l'Organisation des Nations Unies et date à laquelle ils ont été admis comme membre de l'Organisation.
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La souveraineté est un passeport vers l’international. En effet, la voix du Québec doit être entendue dans les organisations internationales et elle ne le sera pas tant qu’il sera réduit à un statut de province sous tutelle canadienne.
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Des décisions majeures, qui touchent directement les Québécoises et les Québécois, seront prises aux tables internationales où le gouvernement central du Canada prétend nous représenter. Le Québec doit y être en tant que nation qui parle en son nom.
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3. Parce que le Québec a les moyens de faire la souveraineté
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Les appréhensions inspirées par la situation budgétaire et économique prévalant en 1995 ont freiné l’élan vers la souveraineté. À cette époque, le Québec sortait péniblement d’une récession économique. Une étude actuarielle évaluait alors le déficit d’un Québec souverain à plus de 15 milliards de dollars.
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Aujourd’hui, un Québec souverain serait dans une situation de surplus budgétaire avant même que ne soient réalisées les économies découlant de l’élimination des dédoublements et des chevauchements fédéraux. Et cela, en raison des formidables efforts de redressement budgétaire qu'ont fait les Québécoises et les Québécois pour atteindre le déficit zéro.
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Le Québec joindrait le concert des nations fort d’une situation économique enviable qui le place parmi les vingt pays les plus riches au monde.
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Depuis 1995, le Québec ne cesse de surprendre par le dynamisme de son économie, sa performance dans des secteurs de pointe, la croissance de ses investissements, la progression de ses exportations et la formidable poussée de l’emploi.
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Cette incontestable réussite économique n’est pas seulement un puissant antidote à la peur distillée par les fédéralistes, c’est l’un des meilleurs arguments pour un Québec souverain.
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4. Pour réaliser notre projet de société
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Un Québec souverain se réalisera pleinement en fonction de ses propres valeurs. Il n’aura plus à se soumettre à des lois ou des normes pancanadiennes qui font fi de son identité, car il aura les pleins pouvoirs législatifs.
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Par exemple, Ottawa empêche le Québec d’offrir un programme de congés parentaux adapté aux nouvelles réalités du travail. Ce programme nous permettrait pourtant d’avancer vers une société plus juste.
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5. Parce que le Canada est incapable de se réformer
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Ce que nous avons vécu depuis 1995 démontre – si besoin était – que le fédéralisme canadien est incapable de s’ajuster à la volonté des Québécoises et des Québécois de mieux maîtriser leur destin.
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Au contraire ! Non seulement, Ottawa refuse de reconnaître l’existence du peuple québécois et tente de lui nier, avec l’inique loi C-20, le droit de disposer librement de son avenir, mais il ne cesse de réduire la marge de manœuvre et l’autonomie du Québec. Chaque jour, le Canada devient plus unitaire. Et le gouvernement fédéral se sert de ses surplus pour tenir la dragée haute aux provinces, étranglées par leur situation budgétaire.
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L’entente sur l’union sociale canadienne est l’exemple parfait du préjudice que subit le Québec en tant que province. Signée en février 1999 par le gouvernement fédéral et les provinces du reste du Canada, malgré l’opposition ferme du Québec, elle prévoit une reconnaissance aussi explicite qu’inédite du pouvoir fédéral de dépenser, ce qui permet à Ottawa d’empiéter impunément dans les champs de compétence des provinces.
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Cela ouvre toutes larges les portes à des initiatives comme celle de la Fondation des Bourses du millénaire, créée par le gouvernement de Jean Chrétien sans tenir compte du régime québécois d’aide financière aux étudiants.
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6. Parce que l'argent d'Ottawa, c'est notre argent !
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Pendant que les surplus s’accumulent dans les coffres d’Ottawa, le Québec fait face à des dépenses essentielles qui croissent à un rythme dangereusement élevé.
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C’est notamment le cas en santé, car le vieillissement de la population entraîne une demande accrue de services. La santé représente actuellement 40% du budget québécois et on estime qu’en 2010, cette proportion atteindra les 50%. La souveraineté permettra de récupérer les quelque 33 milliards de dollars de taxes et d’impôts versés par les Québécoises et les Québécois au gouvernement fédéral, ce qui dégagera une marge manœuvre pour investir en santé.
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Bref, un Québec souverain pourra gérer l’ensemble de ses recettes fiscales en fonction de ses propres intérêts.
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7. Parce que la Cour suprême a reconnu la légitimité du projet souverainiste
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Malgré les espérances et les pressions du gouvernement de Jean Chrétien, l'avis de la Cour suprême rendu en 1998 a, somme toute, validé la démarche proposée lors du référendum de 1995. Le gouvernement fédéral et le reste du Canada se sont vu imposer l'obligation de négocier avec le gouvernement du Québec au lendemain d'un vote référendaire favorable à la souveraineté.
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Et le Québec n'est nullement lié par la loi fédérale C-20 concocté par Stéphane Dion. Cette loi inique n'est qu'une tentative d'Ottawa de se soustraire à l'expression démocratique du peuple québécois et à l'obligation constitutionnelle de négocier de bonne foi les modalités d'accession du Québec à la souveraineté.
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8. Pour une nouvelle relation de confiance avec les Premières nations
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Les ententes de partenariat que le Québec a établies avec les Premières nations ont éliminé un obstacle possible à l’accession à la souveraineté, car l’opinion internationale est très sensible aux droits des minorités. Or, comme le constate le professeur Bradford W. Morse dans une mise à jour d’une étude de la Commission Bélanger-Campeau, la feuille de route du Québec en la matière est impressionnante par rapport à celle des autres provinces canadiennes et d’autres pays.
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Le 24 octobre 2001, le grand chef des Cris, Ted Moses, a déclaré : «Nous, les Cris, sommes des résidents permanents et nous continuerons de vivre dans le nord du Québec peu importe ce qui arrivera. Si le Québec devient souverain, nous ne bougerons pas.» On ne saurait être plus clair !
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9. Pour relever le défi démographique
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Un Québec souverain pourra gérer l’immigration et la citoyenneté, améliorer le pouvoir d’attraction du français comme langue commune et ainsi faciliter l’intégration des Québécoises et Québécois issus de l’immigration à la nation québécoise.
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L’apport particulier des nouveaux arrivants ajoute à notre qualité de vie collective et favorise l’ouverture de notre société sur le monde. Mais il faut aussi faire en sorte que ces nouveaux concitoyens développent un sentiment d’appartenance au Québec, qu’ils se sentent Québécois.
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Dans un Québec souverain, les nouveaux arrivants ne seront plus confrontés à deux modèles identitaires concurrents :
l’un, canadien, prétendument fondé sur le bilinguisme et le multiculturalisme, mais qui, dans les faits, ne produit qu’une assimilation inexorable à la majorité anglo-canadienne; l’autre, québécois, valorisant la langue française comme langue publique commune et la citoyenneté québécoise.
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On mettra ainsi fin aux distorsions dans les symboles, les orientations politiques et les actions qui ont pour effet de multiplier les tensions identitaires.
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10. Pour consolider et faire prospérer notre identité culturelle propre
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Le Québec est le seul territoire d'Amérique où la langue et la culture française reposent sur des assises suffisamment solides pour que le français ne recule pas. Partout ailleurs au Canada, l'irrésistible mouvement d'assimilation cause des ravages incessants et irréparables.
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Toutefois, plus de 25 ans après l'adoption de la Charte de la langue française, la situation du français demeure fragile, notamment sur l'Ile de Montréal. Plusieurs dispositions importantes ont été successivement invalidées par les tribunaux canadiens.
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À l'aube de ce nouveau siècle, il est temps que le Québec se définisse clairement comme une terre de langue française et de culture québécoise et que son gouvernement puisse procurer à cette langue et cette culture la protection et les ressources nécessaires à leur plein épanouissement.

Au nom d’un Dieu Franco Nuovo (Journal de Montréal éditorial du 08-09-06)

Quel fouillis ! On a rêvé d’une société et d’un système d’enseignement laïques. On y était presque arrivé, mais depuis quelque temps on fait marche arrière à vitesse grand V.
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Au cours des derniers mois, on a eu droit à des histoires de turban, de kirpan, de voile dans les écoles, de permission de prières accordée aux musulmans sur une base régulière à l’École de technologie de Montréal. Voilà maintenant, nous apprenait la journaliste Émilie Dubreuil de Radio-Canada, qu’une école juive hassidique de l’arrondissement d’Outremont ne donne à ses étudiants du secondaire aucune éducation générale laïque, mais seulement des cours de religion. Pas de français, ni de biologie, ni d’histoire… que l’étude du Talmud.
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Le programme est légal, dit-on, puisque l’institution ne touche aucune subvention pour ses élèves. Or, la loi de l’instruction publique stipule que les enfants résidant au Québec doivent fréquenter l’école de 6 à 16 ans. C’est là que le bât blesse. Le ministère de l’Éducation, qui marche sur des œufs dès qu’il est question de confessionnalité, de peur bien sûr de heurter les sensibilités, ne reconnaît pas tout à fait l’école Toldos Yakov Yosef comme un établissement d’enseignement. Reste que les gamins qui la fréquentent n’ont pour la plupart pas 16 ans, ne suivent donc aucun programme, et du coup leurs parents contreviennent à la loi. Mais on négocie…
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Inquiétant tout ça, parce que la permissivité de nos lois nous fait tomber ici dans des accommodements déraisonnables. Dans les circonstances et la mouvance actuelle pour une société aussi ouverte que la société québécoise, il y a péril si chaque arrivant se campe dans sa culture, ses croyances et sa religion. Il faut bien sûr s’en tenir à des principes de non-discrimination, mais en restant dans le respect des valeurs québécoises. Il n’y a pas d’alternative, il faut refuser les ghettos religieux de la même manière qu’on refuse les ghettos culturels. Le problème n’est pas tant la liberté religieuse que dans la présence des religions dans la sphère publique et les lieux d’enseignement. C’est par l’école qu’on instruit, mais aussi par l’école qu’on endoctrine. Pourquoi donc croyez-vous que les religieux de toutes les confessions s’en sont toujours emparés ? Il n’y a pas d’esprit plus facile à façonner que celui des enfants et des jeunes adultes. Croyez-vous que les responsables de l’école Toldos Yakov Yosef l’ignorent ?
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Le Québec a su se débarrasser de l’intégrisme catholique pour devenir une société presque laïque, il ne va pas aujourd’hui, au nom de la tolérance, subir la dictature de toutes les autres religions.
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Certains groupes plus fondamentalistes ignorent malheureusement les libertés de la majorité au profit des doctrines de la minorité. Il faut éviter toute confusion entre culte et culture au profit d’une intégration à ce Québec d’aujourd’hui qui se doit plus que jamais laïque.
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On doit mettre fin à cette multiplication de cas d’exception pour des raisons religieuses si on veut échapper à une montée de l’intolérance. En marchant sur des œufs et en négociant comme le fait dans ce cas précis le ministère de l’Éducation, on ouvre la porte à la marginalisation des uns et à la xénophobies des autres. On finira par provoquer la grogne populaire par la prolifération de ces dérogations parce que la majorité des Québécois qui se plie volontiers aux règles va finir par avoir l’impression de faire les frais de cette réorganisation sociale et, même, de ne plus se sentir chez elle. C’est déjà commencé.
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Si on vise l’intégration, et c’est bien de cela qu’il est question, Il faut que les nouveaux arrivants et certains groupes culturels abandonnent un peu d’eux-mêmes pour épouser les valeurs de la terre d’accueil. Tiens, pour paraphraser Napoléon : «Comme juif, musulman ou catholique vous n’avez au Québec aucun droit, mais comme Québécois vous les avez tous.»