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jeudi 17 février 2011

Le Colisé de Jean Charest

Opinion - "L'économie du bling bling" .Richard  Martineau

Au milieu des années 90, Marcel Aubut s'était vu refuser des subventions pour ses Nordiques de Québec, tant par le gouvernement Libéral fédéral de Jean Chrétien que par le Parti Québécois de Jacques Parizeau. Les raisons étaient bien simples... On se voyait mal subventionner un projet d'une entreprise qui gère un groupe de multimillionnaires.


Une quinzaine d'années plus tard, l'idée de dépenser 200M$ pour les mêmes raisons à un moment où le peuple québécois doit subir 2% de hausse de la TVQ sur deux ans dans le seul but d’éponger un déficit créé en parties par une gestion déficiente et irresponsable semble une idée imaginative et ingénieuse.

Qu'est-ce qui motive donc le parti de Jean Charest à accepter de dépenser autant d’argent ?
Le hockey est-il un sport à ce point chéri par nos libéraux ? À un moment où il nous faudrait construire une montagne aux dimensions olympiques, ne serait-il pas prématuré de construire un amphithéâtre dans le but de séduire le Comité international olympique pour les jeux de 2022 ? Avons-nous vraiment besoin de chercher aussi loin ?


La région de Québec, jadis un château fort du Parti Québécois, est devenu en 2003 celui de l'ADQ. En 2007 le parti Québécois n’a pas vraiment réussi à rapatrier ses électeurs. L’ADQ étant devenu ce qu’il est en 2011, Jean Charest y voit probablement une belle occasion de flirter avec toute une région en taquinant le nerf sensible qu’est la passion du hockey pour la ville de Québec. C’est bien connu que le parti Libéral est passé maître dans l’art d’accorder des subventions à ceux qui le maintiendront au pouvoir. En subventionnant une ville entière, il pourra accomplir ce qu’il fait de mieux au vu et au su de tous.

samedi 1 mai 2010

Vidéotron manipulerait-il sa clientèle ?

En parallèle à l'article précédent,
quelque chose qui me chicotte depuis tellement longtemps.


Est-ce que vous savez qu’aucune loi au Québec ne régit les tarifs en télécommunications ? En 2005, j’ai tenté d’obtenir des précisions concernant ces normes qui permettent à une entreprise comme Vidéotron de gonfler le prix des abonnements internet pour ensuite offrir des rabais de jumelages ou d’engagements. Un outil incroyable de marketing qui incite à la consommation et qui retient l’usager de force sous peine de pénalités importantes. Bien entendu, le méga fournisseur vous dira que vous ête libre d'aceppter ou non l'engagement...  Ils ont comprit depuis longtemps que le client s'abonne rarement pour une courte période, incitant ce dernier à accepter sans trop se soucier...  Un jour arrive l'imprévu, le client doit interrompre le service et se voit prit à la gorge. Celui qui ne veux pas voir son crédit entacher doit payer et Videotron fait encore plus d'argent en imposant une pénalité qui compense pour le prix (59.95$) qu'aucune autre entreprise exige dans le domaine des communications. Il faut préciser qu'ils ne sont plus les seuls à utiliser cette pratique, d'autres ont emboîtés le pas depuis.  

Alors que la majorité des fournisseurs Internet au Québec offre des connexions «haute vitesse» pour 39,95$/mois ou moins, Videotron exige 59,95$ pour les mêmes services. On ramène ensuite le coût du service à la normalité en vous incitant à un abonnement câble ou téléphonique et en exigeant que vous n’irai pas voir ailleurs pendant une période déterminée. 

J’ai communiqué avec l’Office de la Protection du Consommateur.
Sous prétexte que le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) régissait toutes les lois en matière de télécommunication, le représentant qui a communiqué avec moi m’a informé que l’organisation qu'il représentait ne pouvait intervenir.


Au CRTC, Mme Peggy Nebout m’a répondu ce qui suit :

«Le conseil du CRTC ne réglemente ni les tarifs, ni la qualité des services, ni les pratiques commerciales des fournisseurs de services Internet. Elle me propose de communiquer avec l’Office de la Protection du Consommateur ou d’écrire une lettre à mon député. Le problème de non réglementation semble être spécifiquement relié aux télécommunications régit par le fédéral. Services téléphoniques, cellulaires, Internet, etc…»

Chez Videotron, M. Yan Lachapelle du Services administratifs me répond :

«D'abord, nous croyons important de préciser que Vidéotron ne gonfle aucunement ses tarifs. Les tarifs varient d'un fournisseur à l'autre puisque les technologies utilisé, les limites de téléchargement, les vitesses de téléchargement, la disponibilité du soutien technique et les services complémentaire peuvent variés. C'est pourquoi il ne faut pas comparer les prix uniquement, mais l'ensemble des caractéristiques qui compose un service. Nos tarifs actuels, ainsi que nos rabais attribués sont parmi les plus compétitifs.»


Ailleurs dans le monde
Dans ses publicités Videotron donne l’impression d’être le service le plus rapide et le plus abordable de la planête avec ses 50 mbits/s à 60$. En France pour environ 40$ canadien, le fournisseur vous permet d'obtenir les trois services, soit une connexion de 100 mbits/s, le téléphone et le câble.

Plus près de nous au Québec
Un autre fournisseur offre un service Internet légèrement moins rapide que Videotron, mais en revanche, contrairement à cette dernière qui limite sa bande passante en avale et en amont à 30GO, les téléchargements sont illimités. Le prix du service se situe à 29.99$ mensuellement. 

La convergence Québecor

Ça doit être ça la convergence...

Cette semaine, du bout des lèvres, une toute petite mention d’à peine 15 secondes à TVA sur cette poursuite de BELL pour un montant de 50 millions de dollars le 28 avril 2010. Pas de journaliste sur place, pas de questions adressées aux dirigeants concernés non plus. Bell accuse l’entreprise de Québecor de présenter des publicités mensongères. J’ai eu beau feuilleter tous les pages du Journal de Montréal des six derniers jours à la recherche d’un petit bout de texte qui traiterait de l’évènement, pas un seul mot n’a été publié. 

Le journal de Montréal n’est-il pas le grand dénonciateur au service du peuple ?

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BELL POURSUIT VIDEOTRON
jeudi 29 avril 2010 à 8H18

Bell Canada poursuit Vidéotron pour publicité mensongère. Le géant de la téléphonie accuse son concurrent de faire de la fausse représentation en affirmant offrir le service Internet haute vitesse le plus rapide.

Les deux partis étaient face à face devant le tribunal hier. Bell souhaite que la Cour émette une injonction pour que les publicités de Vidéotron - où l'entreprise affirme offrir «le service d'accès Internet le plus rapide et le plus fiable» - cessent d'être diffusées et réclame 50 millions de dollars de dommages.

Concrètement, la vitesse de téléchargement de Bell serait 7 fois plus rapide que celle de Vidéotron en amont. En revanche, la vitesse de téléchargement de Vidéotron serait la plus rapide en aval puisque son forfait Très grande vitesse assure jusqu'à 50 mbps/s de téléchargement, alors que le forfait comparable de Bell en offre 25 mbps/s.

De fait, le service de Vidéotron serait plus avantageux quand on télécharge des documents de l'extérieur vers l'intérieur, alors que celui de Bell serait plus avantageux dans le sens inverse. Les deux services conviendraient donc à deux types de clientèles. En effet, pour les particuliers, c'est la vitesse de téléchargement en aval (de l'extérieur vers l'intérieur) qui est la plus importante, alors que pour les entreprises c'est l'inverse.

Bell en a également contre les publicités de Vidéotron concernant la fiabilité du signal de télévision où son concurrent use du slogan «Bénéficiez du service numérique le plus fiable, beau temps, mauvais temps», comme on peut le voir dans cette publicité:

Vidéo - Pub Vidéotron - Hockey


Pour Bell, c'est une publicité mensongère, car la disponibilité de son service de télévision numérique par satellite excèderait 99,9%.